Textes

Mardi 17 octobre 2006

    Les mots sont en moi comme des cris que l’on pousse. Crier ne soigne pas, mais apaise cependant la douleur. Rien ne sert de s’époumoner après autrui, les cris sincères sont égoïstes et solitaires. Laissez-moi hurler. Votre morphine d’amitié et vos pansements alcoolisés ne sont que des secours à la bonne conscience. La folie ne cicatrise jamais. C’est une plaie qui reste ouverte, mais ne saigne pas. Une porte de sortie, issue de secours des cris enfermés en nous-mêmes. Je suis FOU ! Laissez-moi hurler, dans mon délire incompréhensible, j’y ai mes codes et mes langages, j’y suis souverain et asservi : je m’invente même un « moi » lucide ! Laissez-moi hurler, n’y cherchez pas de sens, c’est une peine perdue…

 

 

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