L'oiseau qui s'envole, sait qu'il va se poser, mais il ne sait pas où, il ne sait pas quand... finalement, il ne se pose pas là ou il veut, mais là ou il doit. Et si un chat l'attendait, tapis là, lui aussi sans savoir pourquoi, le tue ? La mort fait partie de la vie. La vie n'existe pas sans la mort. L'oiseau est mort comme il le devait. Pas comme il voulait. Et si l'oiseau saisit que la vie peut suivre son cours à tout moment, et lui voler ces ailes, alors jamais il ne se demandera s’il doit être ou pas. Il sera simplement, infiniment, et l'inconscience du lendemain sera compensée par l'ignorance du présent, l'abstraction de la pensée même de la mort, et de la volonté.
par Arakiri
publié dans :
Textes en prose


