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Des mots, des phrases sans liens sans but qui s'accumulent au fil des nuits :
Je ne pourrais être complet que lorsque quelqu'un d'autre s'intéressera à mon néant
L'avenir n'est inscrit nul par, et chacun est libre de choisir le sien, même si beaucoup s'en rendent compte trop tard
Mon corps est prisonnier du temps, mon coeur est prisonnier du tien...
Mon âme est libre, libre... mais elle reste enfermée
Le temps passe, et rien ne peut l'arrêter... en revanche, vous pouvez tout faire pour qu'il vous paraisse plus long ou plus court
J'ai envie de crier, mais je ne le fais pas, je me cache pour pleurer je ne veux pas qu'on me voit, j'ai peur d'hier et de demain...
Et si la vie était un long fleuve... tranquille... plein de mirages et de reflets... ennuyeux... trompeurs... traîtres aussi...
Et la Musique d'inspirer toute la poésie de la vie, et la vie de faire rêver, et le rêve de faire souffrir
Tristesse est de constater combien il est facile de suivre les lignes que la vie nous a tracées et combien il est difficile de les rompre
La nature était immortelle, mais l'homme a créé l'éternité éphémère
Chaque instant de regret devient colère, la colère se range dans un coin et pourrie, la colère qui pourrit devient haine...
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Depuis le jour où je t'ai connue
Je ne dors plus que pour vivre
Puisque je rêve eveillé
Il y a des choses que l'on devrait dire au lieu de les écrire
Il y a des vies qu'il vaudrait mieux vivre au lieu de les esquisser simplement.
Ma force n'est pas plus intelligible qu'effective, ni même littéraire : elle n'est qu'abstraction.
Les lois. Elles échappent à ceux qui les écrivent, ceux qui les maitrisent font d'elles ce qu'ils veulent et finalement elles ne font que servir d'autres lois.
Les Lois ne servent plus le peuple, c'est le peuple qui est au service des Lois. Ce ne sont plus les chefs qui les érigent, mais elles se construisent naturellement autour de cette aberration sociale appelée « politique ».
Méfie-toi des rêves : c'est dès qu'on cherche à les toucher qu'ils s'évanouissent
Un peu, beaucoup, patiemment : la folie s'empare de tous.
On peut croire exister pendant longtemps avant de s'apercevoir qu'on ne l'a jamais fait.
C'est le destin des vielles branches que de mourir en chuchotant.
Il n'y a rien de pire qu'une main qui croit en serrer une autre et se referme sur elle-même.
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La vie n'est qu'une étape dans l'accomplissement de soi.
« On ne peut être heureux si l'on ne désire rien»
J'ajouterai cependant que rêver ne suffit point
Les vains espoirs qui nous habitent, nous abandonnent et puis reviennent : fantômes persistants...
Forte croissance ;
Force croissante ?
Il y a des gens qui meurent, et nous on est là, à hésiter, à se regarder sans se comprendre et sans se parler, à vivoter, à regarder se coucher le soleil, à s’enivrer et à vomir !
Le papillon est beau, mais il suffit de toucher ses ailes pour le condamner à une mort certaine et rapide. Le ver de terre est une créature répugnante et laide, mais même coupé en deux, il peut survivre…
Tous les enfants portent en eux le même destin tragique : grandir.
Naître et ne pas être
Les Églises ne sont que des sectes à grande échelle : ma religion m'interdit de me soustraire à une autorité quelconque. État soi-disant laïque, tu dois me laisser libre d'exercer mes convictions au quotidien.
À trop prendre à celle qui donne déjà beaucoup, on risque de ne plus rien recevoir du tout.
L'œuvre est construite en vivant, l'écrit n'est que mirage.
L'écho s'affaiblit, et le poète n'obtient jamais de réponses.
Rien qui ne sépare l'absence du néant : la mort est tout, puisque la vie n'est rien. La réciproque est vraie également.
Les mots ne trahissent pas, ne font que déformer les pensées qui les ont enfantés.
Les mots ne savent pas même accomplir le travail qui leur est attribué : rendre vivantes les pensées. Les mots meurent, bien avant leurs auteurs, et emportent avec eux la vérité.
Hurler en vain, hurler à tort. Tout ce que l'Homme entreprend est voué à échouer. A quoi bon s'élever, pour redevenir poussière ?
Écrire ici est comme mourir ailleurs. Personne ne peut comprendre, pas même moi.
Vivre est juste un moyen pour avancer le moment ou il nous sera impossible de le faire.
« L'Amour » est une erreur de l'évolution. Tous ceux qui en seront atteints réellement, profondément, mourront sans descendance et ce caractère disparaîtra. L'Homme sera peut-être heureux.
Les sens sont des drogues, qui comme les autres nous font vivre encore un peu, sans nous expliquer pourquoi.
Le monde ne peut être défini. Chacun en a sa vision, chacun se trompe, hélas.
L'erreur la plus grande et de croire qu'un autre peut vous aider. Pour vous aider il devrait vous connaître, et nul ne le peut, nul ne le peut...
L'individu est trop courbé sur ces propres problèmes pour s'intéresser à ceux des autres.
Tout ce que j'entreprends est malhabile, et n'aboutit sur rien.
Tout est vain. Tout n'est rien. Tout va bien.


